Je vais vous présenter mon parcourt sur le GR20, mes galères aussi et vous donnerez quelques conseils pour les éviter pour ceux intéréssées par cette randonnée...
Tout d'abord le GR : du sud au nord, de Conca à Calenzana. La plupart des gens mettent moins de temps que ce qui est annoncé sur le topoguide de la FFR.
Etape 15 : Conca - I paliri
Dure montée, surtout le premier jour, il faut que les jambes se fasse et ça prends le temps qu'il faut. On voit la mer de temps en temps c'est assez joli. Premiers maux de genoux et regrets de ne pas avoir pris de bâtons.
Quand on part seul, c'est dure le premier jour, heureusement qu'il y a beaucoup de monde avec qui discuter.
Etape 14 : I paliri - Asinau, par les Aiguilles de Bavella
Superbes ces aiguilles!!! La montée est aussi dure que la descente, ce sont les pentes les plus raides du GR je crois, mais ça vaut tellement le coût d'y monter... En plus si on passe par ces aiguilles on se raccourcis de 2h par rapport au GR. A faire absolument.
Etape 13 : Asinau - Usciolu
Dure étape : 8h30 annoncés sur le topoguide. Un feu s'est déclaré juste à l'endroit où j'étais passé la veille, certaines personnes faisant le GR dans l'autre sens on été bloqués unh bon bout de temps. On passe par le sommet le plus haut du sud : le Monte Incudine, ce qui nous vaut une bonne montée dès le départ d'Asinau d'ailleurs. On enchaîne ensuite sur un énorme plateau, c'est ici que l'on peut gagner un peu de temps par rapport à ce qui est annoncé. On finit par une grosse montée et des crêtes interminables, on aperçoit le refuge d'Usciolu au moins une heure avant et ça n'avance pas...
Etape 12 : Usciolu - Prati
Belle étape, on est souvent sur des crêtes et c'est magnifique. On arrive au refuge bien content d'avoir terminé néanmoins.
Etape 11 : Prati - E Capennelle
Une énorme descente dès le début, ce qui se fait difficilement lorsqu'on commence à marcher et que l'on est même pas échauffé. on a ensuite une partie de sous-bois en courbe de niveau quelque peu monotone et on finit par une montée qui fait très mal aux cuisses avant d'arriver au refuge.
Etape 10 : E Capennelle - Vizzavona
Beaucoup de descente et de sous bois sur cette partie, j'ai eu de la pluie sur la fin et j'étais bien content de ne pas m'être retrouver sur les étapes avec les crêtes ce jour là. On peut faire un aller retour à Ajaccio si on arrive avant 12h grâce au train qui passe dans le village. J'ai d'ailleurs pu y acheter mon Kamelbag et des bâtons qui m'ont été fort utiles par la suite.
Etape 9 : Vizzavona - Onda
Superbe étape, on suit pendant assez longtemps un ruisseau où l'on peut se baigner et les couleurs sont superbes surtout au petit matin. Il existeune variant par le Monte d'Oro, le deuxième plus haut sommet de Corse et encore une autre par le col de Vizzavona.
Etape 8 : Onda - Petra piana, par les Crêtes
Je n'ai pas choisit l'initéraire par la vallée mais par les crêtes, ce qui m'a permit deme raccourcir de 2h et de faire directement l'étape suivante l'apès midi. C'est le choix de beaucoup de monde apparement. Et c'est, à ce qu'on dit, cent fois plus joli par les crêtes. C'est vrai que pour moi ça a été le début de la partie la plus belle du GR. ON aperçoit souvent la mer, seul le vent glacial nous baisse un peu l'enthousiasme de ces paysages.
Etape 7 : Petra piana - Manganu
Peut être l'étape la plus belle, avec les lacs de capitellu et de melo pour les plus gros, c'est magnifique on aimerait pas que ça se termine, juste le descente vers le refuge est difficile. On peut aller au lac de Capitellu se baigner, ça ne rallonge que d'une heure de marche.
Etape 6 : Manganu - Ciotullu à i mori
Longue étape mais relativement facile au milieu puisque l'itineraire suit les courbes de niveau.
Le lac de Nino est particulièrement joli avec les pozzines en arrière plan. On peut voir des arbres qui ont poussé avec le vent au col de San Petru. Il y a une épicerie et de quoi bien se ravitailler au col de Vergio.
Etape 5 : Ciotullu à i mori - Tighjettu
Encore une belle étape, avec les teintes violacées de la roche et la verdure de la végétation.
Etape 4 : Tighjettu - Ascu stagnu
Le si célébre cirque de la solitude mérite sa notoriété... On descent par une pente vertigineuse et on remonte par le même dénivelé. On n'hésite pas à bien se tenir aux diverses chaînes de peur de s'écraser au fond du gouffre... C'est aussi impressionnant qu'époustoufflant : la vallée en contrebas est superbes et on peut voir au fond le golfe de porto.
Etape 3 : Ascu stagnu - Carrozu
Assez longue étape, on commence par la pire montée que j'ai pu faire je crois. Puis ça ne fait que de descendre jusqu'à Carrozzu. Proche de la passerelle, on peut ici aussi se baigner dans le ruisseau.
Etape 2 : Carrozu - Ortu di u piobbu
De la descente... et ça fait mal aux genoux, un mal de chien après autant de jours de marche. Le refuge de Ciotullu di u Piobbu est très bien décoré, ça fait plaisir à voir.
Etape 1 : Ortu di u piobbu - Calenzana
Encore de la descente mais beaucoup moins raide que le jour précédent, on souffre néanmoins très vite de la chaleur à ces basses altitudes et c'est avec plaisir qu'on aperçoit le village de Calenzana (et la bière ne perspective) se rapprocher.
Le GR20 est plus joli au nord, ça ne fait aucun doute. Mais le Sud est aussi très beau, moins varié mais on a de superbes points de vue. Si on prend la variante alpine entre I paliri et Usciolu, les aiguilles de Bavella sont uniques, on ne retrouve pas une telle beauté au nord.
Je ne regrette en aucun cas d'être parti du sud, j'avais une bonne exposition au soleil pour mes photos, et le sud étant plus difficile, mes jambes ont pu s'habituer progressivement. Le seul regret serait qu'en partant du Nord, il est plus facile de faire la variante par le Monte d'Oro, proche de Vizzavona. Mais elle est aussi faisable en partant du Sud, on rajoute juste un petit peu de temps.
Cette marche serait l'une des plus difficile d'Europe et malgrè mes faibles connaissances sur les randonnées d'Europe , je ne pense pas que ce soit exagéré... Les pentes sont extrêmement raides et ce sont de véritables pierriers qu'il faut parfois traverser. Les montées sont très éprouvantes, on a parfois des étapes de 1300m de dénivelé positif cumulé. Ca monte beaucoup en peu de temps, j'étais d'ailleurs très content d'avoir fait du VTT, ça m'a largement aidé. Les descentes sont quant à elles un calvaire pour les genoux.
Je pense que les bâtons de marche sont une nécessité... Ils donnent un rythme lorsque c'est plat, nous aide à nous hisser lorsque ça monte et ils amortissent le choc des genoux en descente.Le Kamel bag est aussi très utile pour boire régulièrement : il parait que ça reduits les problèmes de tendinites et de crampes.
Il faut partir tôt... Marcher sous les fortes chaleurs c'est pas mon truc, on est tellement mieux le matin à la fraîche. On arrive à l'heure de manger et on peut en profiter pour manger chaud, on est pénard pour prendre la douche puisqu'il y a personne, faire une sieste, et même faire bronzette l'après-midi pour ne pas avoir les traces du short et de chaussettes :-D...
Néanmoins ce GR est vraiment bien balisé, il faudrai un brouillard très épais pour se perdre... C'est à mon sens le seul réel danger : la météo. Se retrouver sur une crête lors d'un orage, ou dans un brouillard et se perdre. Néanmoins, certaines parties sont à ne pas prendre à la légère, faire attention aux petits cailloux qui glissent facilement en forte pente. Les chaînes n'ont pas été installées pour rien, en contrebas il y a vraiment un énorme ravin... On peut rappeler qu'il y a déjà eu beaucoup de morts sur le GR20, aux mois de mai et septembre surtout, souvent à cause de conditions météo. La meilleure période reste les mois de juin, juillet et aout.
Ensuite, 15Kg sont largement suffisants si vous mangez dans les refuges. Ne pas dépasser 20Kg (tout compris, c'est à dire avec l'alimentation et l'eau). Un repas en refuge coûte environs 15€, compter 5€ pour le bivouac, 10€ de plus si vous souhaitez louer une tente et la nuit à l'intérieur du refuge coûte 10€. Les 5€ de bivouac vous donnent accès aux plaques chauffantes pour l'alimentation et aux douches froides et WC.
Enfin faire attention à ne pas laisser traîner vos affaires, notament vos aliments, il y a souvent des chevaux dans les refuges, des chiens et parfois des cochons sauvages. Je me suis fait bouffer toutes mes amandes par un cheval... allez savoir comment il a réussi à déchirer la fermeture éclaire de mon sac à dos...
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